Entre 1985 et 1991, de La Couleur Pourpreet d'aborder le registre de la comédie romantique avec Always, tous deux produits en 1989.
Remake du film Un Nommé Joe, Always mêle curieusement trois genres cinématographiques : le film d'action (des pompiers "volants" et "errants" combattant des incendies forestiers), le mélodrame et le film de fantôme sous le couvert d'une histoire d'amour magistralement naïve, voire suprêmement immature selon votre propre sensibilité.
Pete, ingénieux pilote un brin casse-cou au sein des pompiers du Montana, se tue au cours d'une dangereuse mission en sauvant la vie de son meilleur ami. Quelques mois plus tard, il s'éveille au cœur d'une forêt carbonisée où il est accueilli par son ange gardien, Hap, qui le renvoie sur Terre afin d'insuffler l'inspiration divine à Dorinda, la femme qu'il aime et qui se morfond suite à sa disparition. En choisissant de devenir l'ange gardien de Ted, un aviateur quelque peu maladroit, Pete s'aperçoit que ce jeune pompier volant est également fou amoureux de Dorinda...
Pour la première fois, Spielberg (pour sa dernière apparition çà l'écran), malgré le contexte bucolique puéril choisi par le cinéaste pour caractériser le monde intermédiaire entre celui des vivants et celui des morts.
Always est donc un film singulier où maestria et niaiserie se marient pour le meilleur et le pire, un peu à l'image du sketch réalisé par le même Spielberg. Car finalement, dès que le nabab d'Hollywood effleure le sujet des sentiments adultes teintés de merveilleux, il ne peut s'empêcher de sombrer dans les travers de la mièvrerie la plus infantile qui soit.